Quelques mots avec Jean de Pholcus Records…

pholcus (2)Quand deux étudiants des beaux arts du Mans et d’Angers décident de créer un label… Jean nous parle en quelques mots du projet Pholcus Records.

“D’abord, en temps qu’artiste, j’ai pas eu de super expériences avec certains labels. Et puis je voyais autour de moi des amis artistes, que j’admire, sans vraie visibilité et je voulais leur donner de l’exposition. En fait c’est l’addition de pleins de choses qui ont fait que ça c’est fait naturellement. Sincèrement, on ne croit pas à l’avenir de la musique digitale payante. Mettre 10 euros dans un fichier à télécharger, c’est très bizarre pour nous. C’est paradoxal pour un label qui a commencé d’abord à sortir des trucs sur iTunes ! En fait, une bonne partie notre musique est trouvable en téléchargement en ligne gratuitement si on a le consentement de l’artiste. Le truc c’est qu’on considère l’achat d’un album en ligne plus comme une sorte de don avec contrepartie que comme un véritable achat. Personnellement, j’aime ce modèle de don aux créateurs indépendants comme Patreon ou Tipee. D’ailleurs, toute notre musique est en Creative Commons BY-NC-SA. C’est à dire qu’on a les droits dessus, que tu as le droit de la partager ou de la remixer comme il te chante tant que tu cite l’ayant droit. La valeur ajoutée elle est vraiment dans le disque. Avoir un CD, ou encore mieux, un vinyle dans les mains, c’est vraiment pas pareil.

Yulia fait de la cold wave électronique, Pier de l’IDM, Saturne72 de l’électro-funk. En terme de genre, on est vraiment ouverts. C’est vrai qu’on est tous branchés musique électronique mais c’est la génération qui veut ça. Si demain un groupe de rock progressif ou un rappeur nous sollicite et qu’on trouve ça génial, on va pas refuser, on se fixe pas de limites. C’est vrai que la plupart des labels indés ont un son propre. Je pense que le nôtre va se développer naturellement au fur et à mesure des sorties. Je ne veux pas trop cadrer les choses.

pholcuscompil2Je trouve que la musque actuelle est trop cadrée La musique en France, c’est pas un très bon esprit. Les gens ne sont vraiment pas ouverts. Que ce soit le mec qui écoute NRJ le matin en allant au boulot ou le mec branchouille qui écoute de la techno de Detroit à Berlin, tout le monde reste confiné dans sa bulle. Entre 2007 et 2013, pourtant, j’ai cru voir apparaître un soupçon de porosité entre les genres, en tout cas dans la musique électronique. Mais ça a pas duré. En France, on a de super artistes comme par exemple Point Point ou Tahiti Boy, mais ils sont mille fois plus reconnus à l’étranger qu’ici. Même si y’a une baisse d’audace depuis 2-3 ans, musicalement, on reste un pays radical.

Le futur pour Pholcus, c’est déjà l’album de Yulia qui devrait sortir en fin d’année en physique, de mon coté je bosse sur un EP et 13th Tone aussi. On aimerait bien faire des concerts mais le désavantage de la musique électronique c’est que c’est une musique de studio. Alors oui, je peux faire des DJ set sans souci mais dès qu’on sors de ça et qu’on veut monter un vrai live ça devient compliqué de gérer un grand nombre de pistes seul + gérer l’aspect visuel de la performance. Je sais que Pier songe monter un live après son nouveau projet et moi j’ai déjà commencé à me pencher là dessus. On espère pouvoir vous montrer des trucs le plus vite possible !

Retrouvez Pholcus Records sur : Facebook | Twitter | www.pholcus.net

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